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Lancer une nouvelle
entreprise ou développer une affaire existante constitue un défi passionnant.
Bien plus qu’un document, le plan d’affaire correspond avant tout à une méthode
pour préparer les grandes étapes de la vie d’une entreprise ou d’une
association.
Avant tout, il est
essentiel de retenir qu’il n’existe pas de plan d’affaire type ! Le
contenu, la forme et la longueur du document peuvent varier fortement d’un cas
à l’autre, d’une réalité à l’autre. Toutefois, quel que soit le projet de
l’entreprise ou sa finalité, les mêmes questions de base reviennent
invariablement et les mêmes éléments d’analyse doivent être pris en compte.
Écrivez votre plan en
ayant constamment à l’esprit ceux à qui vous le destinez. En effet, ces
derniers auront souvent une connaissance limitée de votre activité. Cette
précaution devrait leur permettre de comprendre votre plan en dehors de votre
présence.
L’élaboration d’un plan
d’affaire est un travail exigeant et parfois de longue haleine. Sa réalisation
est un processus fait d’essais et d’erreurs où plusieurs réorientations sont
parfois nécessaires avant d’obtenir un document cohérent.
Un plan d’affaire est
aussi un document professionnel. Nous vous conseillons donc de le développer en
suivant une approche : claire
et précise : évitez les généralités ou le jargon trop
technique. ● concise :
concentrez-vous sur les points importants et complétez votre texte par des
annexes. Essayez de vous limiter à 20-40 pages. ● concrète
et rigoureuse : expliquez quand et comment vous allez
procéder. ● convaincante
tout en restant objectif.
Attention, il est souvent
tentant d’être délibérément optimiste et de partir du principe que tout se
déroulera exactement comme prévu. Mais la réalité montre toutefois que ce n’est
que rarement le cas. Soyez donc prudent : Faites une analyse sérieuse des risques de
votre projet et prévoyez des marges de sécurité dans vos budgets et
calendriers.
● Vous pouvez aussi définir vos objectifs en
hypothèse hautes et basses. Cela donne alors une « fourchette » dans
laquelle vous vous efforcerez de rester. Ce type d’évaluation peut montrer un
certain réalisme économique, ce qui est toujours une bonne chose. ● A votre usage, imaginez également un
" scénario catastrophe " et examinez-en toutes les
conséquences, en particulier financières, pour mesurer le risque maximum
encouru.
Définition ou résumé du projet Le résumé est une partie
essentielle du plan d’affaire. Beaucoup de lecteurs ne se donneront pas la
peine de lire votre plan ! Ils commenceront toujours par chercher le
résumé. En deux pages maximum, il s’agit donc de convaincre le lecteur de la
qualité de votre projet. Vous y résumerez les faits saillants et les chiffres
clés de votre entreprise en suivant le plan et avec un maximum de conviction. Bien que placé en tête du
plan d’affaire, le résumé s’écrit bien sûr en dernier lieu. Il s’agit en effet
d’une présentation synthétique du projet, réalisée à la fin de la démarche
lorsque toutes les données du problème sont connues. Il doit donner au lecteur
une vue synthétique du projet. Il doit susciter son intérêt, retenir son
attention en lui montrant les potentialités du produit ou du service sur le
marché, le domaine d'activité, l'innovation, l'originalité du produit, son état
de développement (nature du risque) et les enjeux financiers. Il doit donner
envie de lire l’ensemble du document.
Présentation
et objectif de l’entreprise Il s’agit ici de présenter le
projet d’entreprise, les promoteurs, les marchés et le(s) produit(s) et
service(s). Pour le projet, il est
conseillé de décrire rapidement le produit (il sera décrit plus loin),
l’origine du projet (qu’est-ce qui vous a donné l’idée de créer une
entreprise ?), vos motivations (Quelles sont les raisons qui vous incitent
à investir dans cette activité ?) et la liste des démarches concrètes réalisées
ou en cours et celles qui restent à faire. Il est ensuite essentiel de
décrire les promoteurs du projet, leurs responsabilités au sein de la
future entreprise, leurs formations et expérience, leur situation familiale,
leurs réseaux utiles et leurs connaissances du produits/services qu’ils vont
développer, des marchés, etc. Troisième étape :
une analyse précise du marché. C’est elle qui va juger de la faisabilité
du projet. Une brève description qualitative du marché dans un premier temps
s’impose, de façon à fixer l’environnement. Ensuite, vous devez entrer dans les
détails, en commençant par une analyse de la taille et croissance du marché,
avec ses tendances. Il faut également
expliquer clairement à quel besoin correspond votre produit et la manière de s’y
attaquer. Précisez les critères de sélection de la clientèle cible, avec son
potentiel d’achat, la manière dont vous allez opérer pour les acquérir et en
dernier lieu, la façon dont vous allez gérer l’après vente, à savoir le retour
produit ou les éventuelles réclamations. Une fois le besoin et le groupe client
déterminés, vous allez alors décrire le processus de ventes, jusqu’à la
conclusion. Attention, dans une
description du marché, vous devez inclure un panorama précis de la concurrence,
en y indiquant le niveau de concurrence et de compétition et les forces et
faiblesses de chacun des concurrents potentiels. Maintenant que le besoin
et la clientèle sont cernés, vous allez décrire précisément votre produit ou
service. Vous devez ensuite justifier votre produit, en expliquant pourquoi
vos produits ou vos prestations seront attractifs. Citez l’ensemble des
caractéristiques du produit, les technologies qui sont utilisées, le package,
les services inclus, etc., avec l’ensemble de ce qui va constituer l’après
vente, notamment les garanties.
Stratégie Vous
allez présenter la stratégie de l’entreprise, c’est-à-dire les objectifs
qu’elle veut atteindre, avec les moyens qu’elle se donne. Vous devez inscrire
la vision à moyen terme du projet, ce qui va vous permettre d’en déduire la
stratégie commerciale. Vous débuterez par une analyse rigoureuse
des forces et faiblesses de l’entreprise conjuguée avec celle des menaces et
opportunités générées par son environnement, analysée surnommée SWOT. Sur base des résultats de
cette analyse, il est plus aisé de synthétiser les choix stratégiques de
l’entreprise. Il faut pour cela faire apparaître la position sur le marché que
vous souhaitez atteindre en définissant votre politique de différentiation. Il
faut décrire les objectifs en matière de croissance, développement,
rentabilité, positionnement sur le marché, part de marché et clientèle.
Des graphiques peuvent être appréciés du lecteur. Deuxième
étape de ce chapitre : la stratégie marketing. A ce stade, le lecteur
connaît donc deux informations importantes, ce que vous voulez vendre et à qui,
mais pour introduire le produit ou le service avec succès sur le marché, une
promotion doit être mise en place et il vous faut donc définir quelle sera
votre politique de marketing : quel seront vos prix, vos stratégies
de vente, etc. Mais
si le produit ou le service peut répondre parfaitement aux besoins des
consommateurs, si ces derniers ne connaissent pas le produit, ils ne pourront
pas l’acheter. L’accès au marché et la promotion du produit doivent donc
intervenir dans la rédaction du plan d’affaire. Vous allez y inscrire
tous les efforts déjà fait, ou qui vont être fait dans le futur, avec les
objectifs. Vous pouvez aussi préciser le type de support utilisé (média, tract,
affiche, objet …), le budget consacré à cette opération, l’effectif mobilisé et
éventuellement un calendrier avec les différentes phases qui vont être lancées.
Par ailleurs, il vous faut préciser les moyens mis en œuvre pour assurer la
distribution de vos produits et les méthodes de vente (internet, magasin,
téléphone, etc.) qui seront utilisées, toujours en justifiant le choix.
Plan
opérationnel Tout
d’abord, dans l’éventualité où l’entreprise possède un pôle de développement
interne, cette sous-partie en mettra en avant les objectifs. Et peut-être
devrez-vous aborder l’aspect de la « propriété intellectuelle et
industrielle». Ensuite,
il vous faudra traiter de la production de vos produits (ou services).
Il vous faut décrire le niveau de production de l’entreprise, l’ensemble de
l’équipement indispensable, le détail des partenariats que possède
l’entreprise, etc. Un
élément essentiel vient après : une présentation de l’organisation
interne de l’entreprise. Pour commencer, vous devez vous intéresser à
l’organisation de la structure interne de l’entreprise, par un organigramme
détaillé par exemple. Vous pourrez également aborder ici la formation et
l’accompagnement social. Suite
à cela, vous devez présenter la forme juridique que vous privilégiez en en
expliquant les raisons. Celle-ci a en effet différentes implications
importantes. L’attractivité
et l’accessibilité de l’entreprise
sont des éléments parfois importants, qu’il peut être intéressant de présenter.
Plan
financier Pour le bon déroulement
de notre projet, des ressources financières vont être nécessaires. Une
estimation précise des besoins à moyen terme est donc indispensable. Pour
arriver à vos fins, il vous faudra développer deux éléments principaux :
un bilan prévisionnel, qui précisera la somme investie à court et
moyen terme et la manière dont elle sera financée, ainsi q’un compte de
résultat prévisionnel, qui va s’appuyer sur l’estimation des ventes ou de
prestations que l’entreprise va effectuer, donc aux produits qu’elle va réaliser,
en soustrayant l’ensemble des charges. L’objectif de cette
partie est donc d’estimer les ressources financières nécessaires à l’entreprise
pour pouvoir commencer son exploitation. Attention, les financeurs vont
longuement s’attarder sur cette partie, alors soignez-la ! Le bilan prévisionnel
nous permettra d’identifier les ressources nécessaires à court et moyen terme
et de prévoir ainsi la planification des investissements et leurs financements
(engagement de fonds propres, fonds issus de tiers (coopérateurs,
actionnaires), endettement long terme, subsides, etc.). De même, un compte de
résultat prévisionnel sera établi, dans le but de planifier à moyen terme le
produit des ventes (le chiffre d’affaire), le montant des charges et une
prévision à moyen terme du résultat d’exploitation afin de dégager un bénéfice.
Ces deux prévisionnels se font la plupart du temps en projection sur 3 ou 5
ans. Deux documents
complémentaires découlent des prévisions bilantaires et de résultats. Le plan
de trésorerie, qui analyse la balance entre les ressources nécessaires et
les ressources disponibles de la structure (entrées et sorties de liquidité).
Le second est le plan de financement, qui décrit les investissements qui
vont être réalisés et le fond de roulement nécessaire. Ce travail n’est pas
toujours évident et recèle un certain degré de complexité en fonction des cas.
La première tâche sera de relever l’ensemble des coûts (charges et
investissements), puis d’évaluer les produits potentiels de l’activité. Si tout
ceci vous semble trop complexe, faites appel à une aide extérieure !
annexes Il s’agit d’un
fourre-tout où vous allez glisser tout ce qui n’a pas trouvé sa place
auparavant, mais qui peut être utile dans l’argumentation. Certains documents
peuvent réellement apporter un plus à votre plan d’affaire.
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